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Le coût psychique de ne pas croire les femmes : un angle mort de la médecine. Équilibre mental sans équilibre hormonal.

  • Photo du rédacteur: Estelle de Pélichy-Jeanson
    Estelle de Pélichy-Jeanson
  • 18 déc. 2025
  • 2 min de lecture

Pendant des décennies, la médecine a enseigné à écouter « objectivement », comme si le corps féminin devait d’abord être rationalisé avant d’être compris.


Résultat : dans les moments de vulnérabilité hormonale — ménopause, postpartum, cycle, contraception —, les symptômes des femmes sont encore trop souvent interprétés comme émotionnels.


Fatigue, anxiété, troubles du sommeil, perte de concentration :tout ce qui relève du corps devient rapidement « dans la tête ».


Et pourtant, nous savons combien le système hormonal influence les neurotransmetteurs, la cognition, le sommeil, la mémoire et l’humeur.Ignorer cette interaction, c’est ignorer la neuroendocrinologie elle-même.


Ce biais diagnostique est une forme d’iatrogénie.


Parce qu’il produit des patientes qui doutent d’elles-mêmes, des femmes qui se sentent « mauvaises » ou « incompréhensibles »,et des traitements qui ne traitent pas la cause.


Il produit aussi des coûts majeurs :

  • consultations répétées, examens inutiles, prescriptions inadaptées,

  • sentiment d’échec thérapeutique,

  • une médecine qui use la confiance, au lieu de la restaurer.


On ne soigne pas une patiente en lui apprenant à douter d’elle. n la fragilise, on l’épuise, et parfois, on la perd.


Réintégrer le corps hormonal dans la santé mentale


Louise Newson le résume magnifiquement :

“My work is not about persuading women to take HRT.It’s about making sure they have the information they need to make an informed choice.Anything less is a failure of evidence-based and individualised care —and a lack of respect for women’s autonomy.”

C’est exactement là que se joue la médecine du futur : croiser la science et l’écoute, la neurobiologie et la subjectivité, la preuve et la personne.


Il n’y a pas d’équilibre mental sans équilibre hormonal. Et il n’y a pas de soin sans respect.


Équilibre mental sans équilibre hormonal.

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© 2025 Estelle de Pélichy, psychiatre à Morges

Centre de Psychothérapie Lémanique, Rue Louis de Savoie 52, 1110 Morges

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