10 mythes sur le TDAH - Mythe n°3 : le TDAH, c’est un truc d’enfant… ça passe à l’adolescence
- Estelle de Pélichy-Jeanson
- il y a 1 jour
- 1 min de lecture
C’est une croyance séduisante.
L’idée que le TDAH serait un “problème d’enfance”, qui disparaîtrait dans une sorte de reset biologique automatique.
Comme si, dans la nuit du 17 au 18 ans, les lobes frontaux se réalignaient et que la dopamine décidait de coopérer.
La science raconte exactement l’inverse.
Les grandes cohortes longitudinales montrent que la majorité des enfants TDAH restent TDAH à l’âge adulte.
On ne “guérit” pas du TDAH : on grandit avec, mais il ne disparaît pas.🧠
Ce que montrent ces études :
L’inattention persiste. C’est le symptôme le plus stable : surcharge cognitive, dispersion interne, difficulté à maintenir le fil, pensée en arborescence difficile à canaliser, oublis, retards... Chez l’adulte, cela devient moins spectaculaire… mais beaucoup plus coûteux.
L’hyperactivité change de forme.
Plus socialement tolérée chez l’adulte (“énergique”, “intense”), voire même valorisée. Souvent mentale : agitation interne, pensées rapides, impossibilité de “couper”. Parfois auto-médicamentée avec des substances accessibles à l’adulte : tabac, alcool, THC, cocaïne… un classique.
Les images cérébrales confirment la continuité :
Les différences frontales, fronto-striatales, de modulation dopaminergique et de régulation attentionnelle persistent.
La réalité est simple :
Le TDAH est un trouble neurodéveloppemental persistant.
Ce qui change, c’est l’apparence des symptômes.
Le TDAH ne “passe” pas, il évolue, il se transforme, il se masque parfois… mais il reste là.





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