10 Mythes sur le TDAH - Mythe n°10 : « les traitements ne servent à rien »
- Estelle de Pélichy-Jeanson
- 29 janv.
- 2 min de lecture
Ou pourquoi il est temps de sortir d’une psychiatrie à l’ancienne.
C’est souvent le dernier refuge du scepticisme. Quand on a nié l’existence du TDAH, minimisé sa base neurobiologique, dramatisé les médicaments, il reste cette phrase vague et commode : « de toute façon, les traitements ne servent pas à grand-chose ».
La réalité scientifique mérite d’être dite correctement.
Le TDAH est l’un des troubles psychiatriques les mieux étudiés. Il existe plus d’une centaine, de méta-analyses, revues systématiques et études longitudinales évaluant les traitements du TDAH, chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte.Très peu voire aucune indication en psychiatrie ne dispose d’un corpus aussi dense, cohérent et convergent.
Efficacité clinique, oui, mais pas au sens simpliste
Les grandes méta-analyses montrent que les traitements du TDAH, en particulier les psychostimulants, ont : des tailles d’effet élevées un taux de réponse clinique autour de 70–80% des effets rapides, reproductibles et fonctionnels.
Mais réduire la question à “le médicament marche ou pas” est déjà une erreur de cadre.
Le TDAH appelle un traitement intégré. Le soin du TDAH ne se résume jamais à une molécule.
Il repose sur l’articulation de plusieurs dimensions :
compréhension neurobiologique du fonctionnement
psychoéducation du patient et de l’entourage
ajustements scolaires, professionnels, environnementaux
accompagnement psychothérapeutique
et, lorsque c’est indiqué, un traitement médicamenteux
Le médicament ne corrige pas un cerveau. Il régule des réseaux pour que le reste devienne possible.
Des effets fonctionnels bien documentés au sujet du TDAH
Lorsqu’il est bien conduit, le traitement du TDAH est associé à :
une amélioration du fonctionnement scolaire, professionnel, privé
une diminution des accidents, conduites à risque, violences
une réduction des hospitalisations psychiatriques et comorbidités
une baisse du risque suicidaire
Ces données reposent sur des cohortes nationales, sur tous les continents, incluant des centaines de milliers à plusieurs millions de patients. Un traitement “inutile” ne produirait pas ces résultats stables de façon universelle !





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