10 mythes sur le TDAH - Mythe no 1 : le TDAH n'éxiste pas vraiment
- Estelle de Pélichy-Jeanson
- 18 déc. 2025
- 1 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 1 jour
"LE TDAH N'EXISTE PAS VRAIMENT"
C’est l’argument le plus commode : si “ça n’existe pas”, alors pas besoin d’écouter, pas besoin de comprendre, pas besoin de soigner. Pourtant, les dix dernières années ont complètement fermé ce débat.
Les grandes études génomiques ont montré un socle héréditaire massif. On parle de centaines de variants distribués dans tout le génome, chacun avec un petit effet, mais tous orientés vers les mêmes circuits : maturation du cortex préfrontal, modulation dopaminergique, régulation des rythmes neuronaux.Quand plusieurs GWAS, sur des dizaines de milliers de participants, convergent, on ne parle plus d’un fantasme collectif mais d’un trouble neurodéveloppemental identifiable.
L’imagerie raconte la même histoire. On observe systématiquement des différences de connectivité dans les réseaux fronto-striés, un fonctionnement altéré du réseau du mode par défaut, une variabilité accrue dans les circuits d’alerte et de régulation émotionnelle. Rien d’exceptionnel ni de spectaculaire, juste un profil stable, reproductible, qui revient d’une étude à l’autre.
Et pour ajouter un peu de profondeur : certains variants associés au TDAH ont été retrouvés dans les lignées néandertaliennes et denisoviennes.
Ce n’est pas “une invention moderne”, c’est un héritage biologique dont les racines dépassent largement notre époque.
Dire que « le TDAH n’existe pas vraiment », c’est ignorer une cohérence génétique et neurobiologique parmi les plus robustes de toute la psychiatrie. La science, elle, ne doute plus.





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