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« Le biais de genre, c'est du sexisme de praticien » ou quand on se demande où va l'argent de la santé des femmes
On imagine le biais de genre en médecine comme une scène. Un praticien qui n'écoute pas. Une plainte balayée d'un revers de main. Une patiente qu'on renvoie chez elle avec un anxiolytique.
Cette scène existe. Mais elle n'est pas le problème. Elle en est le dernier maillon.
Estelle de Pélichy-Jeanson
il y a 3 jours3 min de lecture


« Au repos, le cerveau ne fait rien ». Mais en êtes vous bien sûr ?
Dans les années 1990, l'imagerie cérébrale fonctionnait par soustraction : on scannait le cerveau pendant une tâche, on le scannait au repos, et on soustrayait l'un de l'autre pour isoler le travail que la tâche exigeait. Le repos servait de zéro. De fond neutre.
Estelle de Pélichy-Jeanson
10 sept.3 min de lecture


« Les femmes reçoivent plus de diagnostics psy parce qu'elles vont plus mal » ou quand on décide de diagnostiquer les causes plutôt que les conséquences en fonction du sexe.
Prenez un garçon de sept ans qui perturbe la classe. Il dérange, donc il est adressé, exploré, évalué. Une fille du même âge, qui a passé la journée à imiter les codes sociaux et qui s'effondre le soir à la maison, repartira avec un trouble anxieux.
Estelle de Pélichy-Jeanson
3 sept.2 min de lecture


Cet été, mes enfants ont passé des heures sur des grilles de sudoku et des mots mêlés. Les habitudes.
Parce que c'est exactement ce qui menace de se produire. On reconquiert l'été de petites habitudes précieuses — une marche sans téléphone, un vrai temps de pause, un jeu calme qui pose l'attention au lieu de la disperser. Puis septembre arrive, et tout s'efface
Estelle de Pélichy-Jeanson
27 août3 min de lecture


Pourquoi avons-nous autant de mal à nous reposer ? Ce que les neurosciences nous apprennent sur la fatigue, la flemme et l'été.
Chaque été, le même paradoxe revient. Nous partons en vacances avec l'idée de récupérer. Nous remplissons nos journées d'activités, de visites, de restaurants, de randonnées, de séries à regarder le soir, de podcasts à écouter pendant les trajets. Puis nous rentrons en septembre avec une étrange impression : celle de ne pas être réellement reposés.
Estelle de Pélichy-Jeanson
23 juil.5 min de lecture


Pourquoi la périménopause rend-elle l'été si difficile ?
Les bouffées de chaleur sont avant tout un phénomène neurologique.
Au centre de notre cerveau se trouve une petite région appelée l'hypothalamus. Parmi ses nombreuses fonctions, elle agit comme un véritable thermostat. Elle surveille en permanence la température du corps et déclenche des mécanismes destinés à maintenir un équilibre.
Estelle de Pélichy-Jeanson
16 juil.3 min de lecture


Agir, pas subir : supplémentation physiologique et révision de la contraception
La périménopause n'est pas une fatalité à traverser en serrant les dents. C'est une carence hormonale progressive, neurobiologiquement documentée, avec une fenêtre d'opportunité thérapeutique réelle, à condition d'agir au bon moment, avec les bonnes molécules, et en revisitant tout ce qui était déjà en place.
Estelle de Pélichy-Jeanson
2 juil.2 min de lecture


JVD du 26 février 2026 : déconstruire les mythes autour du TDAH
Je suis honorée d’organiser le JVD du 26 février 2026, consacré au Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).
Estelle de Pélichy-Jeanson
29 janv.1 min de lecture


10 Mythes sur le TDAH - Mythe n°10 : « les traitements ne servent à rien »
C’est souvent le dernier refuge du scepticisme.Quand on a nié l’existence du TDAH, minimisé sa base neurobiologique, dramatisé les médicaments, il reste cette phrase vague et commode : « de toute façon, les traitements ne servent pas à grand-chose ».
Estelle de Pélichy-Jeanson
29 janv.2 min de lecture


10 Mythes sur le TDAH - Mythe n°9 : les médicaments abîment le cerveau
C’est une peur très fréquente, presque intuitive. L’idée que les psychotropes, et en particulier les traitements du TDAH, « abîmeraient » le cerveau à long terme, qu’ils le rendraient dépendant, moins plastique, moins performant.
Estelle de Pélichy-Jeanson
22 janv.2 min de lecture


10 Mythes sur le TDAH - Mythe n°8 : Les stimulants rendent dépendant
C’est sans doute le mythe le plus anxiogène en psychiatrie.Celui qui freine les prescriptions, inquiète les patients (et parfois les médecins ou les pharmaciens), et laisse des personnes avec un TDAH non traité pendant des années.
Estelle de Pélichy-Jeanson
15 janv.2 min de lecture


10 Mythes sur le TDAH - Mythe n°7 : le TDAH est un trouble du comportement
C’est probablement l’erreur la plus répandue… et la plus dommageable.
Réduire le TDAH à un « problème de comportement », c’est confondre ce qui se voit avec ce qui se joue réellement dans le cerveau.
Estelle de Pélichy-Jeanson
8 janv.2 min de lecture


10 mythes sur le TDAH - Mythe n°6 : si tu réussis, tu n’es pas TDAH
C’est un mythe moderne, élégant, socialement acceptable.
Si tu as fait des études, si tu travailles, si tu tiens debout, si tu “réussis”, alors ton TDAH ne peut pas être réel.
Ce raisonnement confond résultat et coût. Et c’est une erreur clinique majeure.
Estelle de Pélichy-Jeanson
8 janv.1 min de lecture


10 mythes sur le TDAH - Mythe n°5 : le TDAH, c’est de la paresse
S’il existe un mythe qui marque durablement les trajectoires, c’est bien celui-là. La “paresse” : un mot moral, collant, plaqué sur des mécanismes neurobiologiques qu’on ne comprend pas.
Estelle de Pélichy-Jeanson
8 janv.1 min de lecture


10 mythes sur le TDAH - Mythe n°4 : les écrans créent le TDAH
C’est un mythe récent, propagé à la vitesse d’une notification.
Dès qu’un enfant s’agite ou décroche, on accuse les écrans… comme s’ils pouvaient réorganiser la biologie d’un cortex préfrontal. Une causalité poétique, mais totalement fausse.
Estelle de Pélichy-Jeanson
8 janv.2 min de lecture


10 mythes sur le TDAH - Mythe n°3 : le TDAH, c’est un truc d’enfant… ça passe à l’adolescence
C’est une croyance séduisante. L’idée que le TDAH serait un “problème d’enfance”, qui disparaîtrait dans une sorte de reset biologique automatique.
Comme si, dans la nuit du 17 au 18 ans, les lobes frontaux se réalignaient et que la dopamine décidait de coopérer.
Estelle de Pélichy-Jeanson
8 janv.1 min de lecture


10 mythes sur le TDAH - Mythe n°2 : le TDAH vient d’une mauvaise parentalité
C’est l’un des mythes les plus tenaces… et les plus violents.
Et, comme par hasard, il vise toujours la même cible : les mères.
Dans notre culture, dès qu’un enfant déborde, s’agite, pense trop vite ou régule difficilement, on dégaine la vieille rengaine culpabilisante : « c’est l’éducation ».
Estelle de Pélichy-Jeanson
8 janv.1 min de lecture


10 mythes sur le TDAH - Mythe no 1 : le TDAH n'éxiste pas vraiment
si “ça n’existe pas”, alors pas besoin d’écouter, pas besoin de comprendre, pas besoin de soigner. Pourtant, les dix dernières années ont complètement fermé ce débat.
Estelle de Pélichy-Jeanson
18 déc. 20251 min de lecture
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